Publié le
3 janv. 2024
Lithiases urinaires

Introduction
Les lithiases urinaires, communément appelées calculs rénaux, sont des concrétions solides qui se forment dans les voies urinaires (reins, uretères, vessie). Elles touchent environ 10 % de la population au cours de la vie, avec une nette prédominance masculine. La complication la plus connue est la colique néphrétique, douleur lombaire extrêmement intense provoquée par la migration d’un calcul dans l’uretère. Les lithiases urinaires sont de plus en plus fréquentes, en lien avec les habitudes alimentaires modernes et le manque d’hydratation.
Si vous présentez une douleur lombaire intense, des brûlures urinaires ou du sang dans les urines, contactez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci est indisponible, Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application disponible sur l’App Store et Google Play.
Qui risque d’en souffrir ?
Les facteurs de risque sont nombreux : antécédents personnels ou familiaux de lithiase, hydratation insuffisante, alimentation riche en sel, en protéines animales ou en sucres rapides, climat chaud, obésité, diabète, hypertension artérielle, syndrome métabolique, hyperparathyroïdie, certaines maladies digestives(Crohn, chirurgie bariatrique, malabsorption), infections urinaires récidivantes, anomalies anatomiques de l’appareil urinaire, immobilisation prolongée. Certains médicaments favorisent aussi la formation de calculs (indinavir, topiramate, vitamine C à fortes doses).
Symptômes des lithiases urinaires
Les lithiases peuvent être totalement asymptomatiques et découvertes par hasard, ou se révéler par une crise très douloureuse.
Principaux symptômes
Colique néphrétique : douleur lombaire brutale, intense, à type de coups de poignard, irradiant vers l’aine et les organes génitaux.
Agitation (« le patient ne tient pas en place »), incapacité à trouver une position antalgique.
Nausées, vomissements, parfois constipation réflexe.
Hématurie (sang dans les urines), macroscopique ou microscopique.
Brûlures mictionnelles, pollakiurie, urgenturie quand le calcul s’approche de la vessie.
Fièvre uniquement en cas d’infection urinaire associée (pyélonéphrite obstructive).
Calculs vésicaux : dysurie, rétention urinaire, douleur sus-pubienne.
Quand consulter en urgence ?
Une consultation en urgence s’impose dans les situations suivantes :
Douleur lombaire intense résistant aux antalgiques.
Fièvre associée — risque de pyélonéphrite obstructive, urgence absolue.
Vomissements importants empêchant la prise orale.
Anurie (absence d’urine) ou oligurie.
Lithiase chez un rein unique, une femme enceinte ou un patient immunodéprimé.
Signes de sepsis : marbrures, hypotension, confusion — appelez le 144.
Que faire avant d’appeler Docadom ? Buvez normalement (ne forcez pas l’hydratation pendant la crise), prenez les antalgiques que vous avez à disposition et contactez d’abord votre médecin traitant. S’il est injoignable ou si vous avez besoin d’un médecin à domicile en dehors des heures d’ouverture, appelez Docadom au 021 845 45 45 ou faites votre demande directement depuis notre application pour smartphone (App Store et Google Play). En cas de fièvre élevée, d’anurie ou de signes de choc, composez le 144 sans délai.
Causes et types de lithiases
Les calculs résultent de la précipitation de cristaux dans des urines saturées, favorisée par un déséquilibre entre les substances dissoutes et les inhibiteurs de cristallisation.
Principaux types de calculs
Calculs d’oxalate de calcium : les plus fréquents (70-80 %). Favorisés par une alimentation riche en oxalates (épinards, rhubarbe, chocolat), un excès de sel, de protéines animales, et un déficit en calcium alimentaire.
Calculs d’acide urique (10-15 %) : associés à la goutte, au diabète, à l’obésité, à une alimentation riche en purines.
Calculs de struvite (5-10 %) : liés à des infections urinaires chroniques (germes uréasiques).
Calculs de cystine : rares, d’origine génétique (cystinurie).
Calculs médicamenteux : indinavir, sulfamides, topiramate.
Diagnostic des lithiases urinaires
Le diagnostic associe clinique, bandelette urinaire et imagerie.
Méthodes de diagnostic
Anamnèse : antécédents, alimentation, médicaments, hydratation.
Examen clinique : recherche d’une douleur à la palpation lombaire, signe de Giordano, palpation abdominale.
Bandelette urinaire : hématurie, leucocytes, nitrites.
ECBU en cas de suspicion d’infection associée.
Uroscanner sans injection : examen de référence, qui visualise tous les calculs (taille, localisation, retentissement).
Échographie rénale et vésicale : utile chez la femme enceinte et l’enfant.
Bilan biologique : fonction rénale, calcémie, uricémie, ionogramme.
Analyse du calcul (spectrophotométrie infrarouge) si recueilli.
Bilan métabolique en cas de récidives.
Diagnostics alternatifs
Pyélonéphrite aiguë sans calcul.
Appendicite aiguë, diverticulite.
Anévrisme de l’aorte abdominale chez le sujet âgé.
Lombalgie ou lombosciatalgie musculaire.
Pathologies gynécologiques : grossesse extra-utérine, torsion d’annexe.
Cholécystite, pancréatite, infarctus rénal.
Traitement des lithiases urinaires
Traitement de la crise (colique néphrétique)
AINS (kétoprofène) : traitement de première intention, très efficace.
Paracétamol, antispasmodiques (phloroglucinol).
Morphine ou oxycodone en cas de douleur sévère résistante.
Hydratation modérée (ne pas surcharger).
Filtrer les urines pour récupérer le calcul.
Surveillance pour détecter une éventuelle infection ou un blocage.
Élimination ou ablation du calcul
Pour les calculs < 5 mm, l’expulsion spontanée est fréquente (80 %). Pour les autres :
Alpha-bloquants (tamsulosine) : favorisent l’expulsion des calculs urétéraux distaux.
Lithotritie extracorporelle (LEC) : ondes de choc pour fragmenter le calcul.
Urétéroscopie avec laser : technique endoscopique de premier choix.
Néphrolithotomie percutanée pour les gros calculs rénaux.
Drainage en urgence (sonde JJ ou néphrostomie) en cas de pyélonéphrite obstructive ou d’insuffisance rénale.
Traitement préventif
Adapté au type de calcul. En général : hydratation abondante (2 à 3 litres d’eau par jour), régime pauvre en sel, modération des protéines animales, apport calcique alimentaire normal (ne pas diminuer), citrates (citron, eau de Vichy) pour augmenter le pH urinaire. Les calculs d’acide urique peuvent être prévenus par l’allopurinol et l’alcalinisation des urines. Les calculs de struvite nécessitent le traitement complet des infections urinaires.
Prévention des lithiases urinaires
Boire 2 à 3 litres d’eau par jour, répartis sur la journée et la nuit.
Privilégier les eaux peu minéralisées au quotidien.
Limiter le sel (< 6 g/jour).
Modérer les protéines animales.
Apport calcique alimentaire normal (laitages aux repas).
Limiter les aliments riches en oxalates (épinards, rhubarbe, betterave, cacao) en cas d’antécédent.
Réduire le sucre rapide.
Activité physique régulière, maintien d’un poids santé.
Surveillance des médicaments à risque.
Bilan métabolique après une récidive.
Complications possibles
Les principales complications sont la pyélonéphrite obstructive (urgence septique), l’insuffisance rénale aiguë ou chronique, les récidives (50 % à 5 ans sans prévention), l’hématurie sévère, la perte rénale en cas de blocage prolongé non traité, les infections urinaires récidivantes et les douleurs chroniques.
Quand contacter un médecin pour une lithiase urinaire
Toute colique néphrétique mérite un avis médical, même si la douleur cède :
En premier recours : contactez votre médecin traitant ou votre urologue, qui pourra organiser l’imagerie et le bilan métabolique.
Si votre médecin traitant est indisponible (soir, week-end, vacances), Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile. Appelez le 021 845 45 45 ou faites votre demande via notre application mobile, disponible gratuitement sur l’App Store et Google Play.
En cas de signes de gravité (fièvre, frissons, anurie, douleur insupportable, vomissements répétés, hypotension), composez sans délai le 144.
Conclusion : boire abondamment, prévenir les récidives
Les lithiases urinaires sont une affection fréquente et récidivante. Elles se caractérisent par une colique néphrétique très douloureuse, une hématurie ou une infection urinaire associée, qui peuvent entraîner des complications comme la pyélonéphrite obstructive ou l’insuffisance rénale. Le diagnostic repose sur l’uroscanner, et le traitement associe antalgie, élimination du calcul et mesures préventives. L’hydratation abondante et l’adaptation du régime alimentaire sont les piliers de la prévention.
En cas de colique néphrétique, sollicitez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci n’est pas disponible, Docadom met à votre disposition un médecin d’urgence à domicile 7 jours sur 7 : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application mobile (App Store, Google Play) pour demander une consultation en urgence.








