Publié le

6 mars 2025

Migraines

Personne souffrant d'une crise migraineuse

Introduction

La migraine est une maladie neurologique chronique qui se manifeste par des crises de céphalées récurrentes, souvent invalidantes, accompagnées de symptômes digestifs et de sensibilité accrue à la lumière et au bruit. Elle touche environ 15 à 20 % des femmes et 6 à 8 % des hommes, avec un pic de fréquence entre 25 et 55 ans. La migraine n’est pas un simple « mal de tête » : c’est une affection complexe d’origine neurovasculaire, à fort impact sur la qualité de vie. Heureusement, des traitements efficaces existent pour soulager les crises et en réduire la fréquence.

Si vous présentez des céphalées sévères ou inhabituelles, contactez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci est indisponible, Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application disponible sur l’App Store et Google Play.

Qui risque d’en souffrir ?

La migraine touche surtout les femmes (rôle hormonal), avec une prédisposition génétique très fréquente (antécédents familiaux). Les principaux facteurs déclenchants sont : stress, manque ou excès de sommeil, fluctuations hormonales (règles, contraception, ménopause), jeûne, déshydratation, certains aliments(chocolat, fromages, vins rouges, glutamate), alcool, caféine (excès ou sevrage), variations climatiques, lumières fortes ou clignotantes, bruits intenses, odeurs marquées, effort physique intense.

Symptômes de la migraine

La crise migraineuse se déroule classiquement en plusieurs phases : prodromes, parfois aura, céphalée puis postdrome.

Principaux symptômes

  • Céphalées typiquement pulsatiles, unilatérales (mais peuvent toucher les deux côtés), d’intensité modérée à sévère.

  • Aggravation par l’effort physique et les mouvements de la tête.

  • Nausées, vomissements.

  • Photophobie (gêne à la lumière) et phonophobie (gêne au bruit).

  • Durée : 4 à 72 heures sans traitement.

  • Aura migraineuse (chez 15-30 % des patients) : troubles visuels (scotomes scintillants, lignes en zigzag), parfois paresthésies, troubles du langage, plus rarement déficit moteur. Précède la céphalée de 10 à 60 minutes.

  • Prodromes : fatigue, irritabilité, fringales, bâillements, raideur de la nuque, dans les heures ou jours précédant la crise.

  • Postdrome : fatigue, troubles de la concentration, abattement après la crise.

Quand consulter en urgence ?

Une consultation en urgence est nécessaire en cas de céphalée atypique ou de signes d’alarme :

  • Céphalée brutale, « en coup de tonnerre », atteignant son maximum en quelques secondes — appelez le 144 (suspicion d’hémorragie méningée).

  • Céphalée associée à de la fièvre, à une raideur de la nuque, à des troubles de la conscience (suspicion de méningite ou d’encéphalite).

  • Déficit neurologique persistant après la crise (paralysie, aphasie).

  • Première crise très intense ou changement notable du profil habituel de migraine.

  • Céphalée chez une femme enceinte, après traumatisme crânien, ou chez un patient sous anticoagulants.

  • Céphalées récentes chez un patient de plus de 50 ans (suspicion de maladie de Horton, tumeur).

  • Migraine résistante aux traitements habituels, état de mal migraineux (> 72 heures).

Que faire avant d’appeler Docadom ? Reposez-vous au calme dans l’obscurité, prenez votre traitement de crise si vous en avez un et contactez d’abord votre médecin traitant. S’il est injoignable ou si vous avez besoin d’un médecin à domicile en dehors des heures d’ouverture, appelez Docadom au 021 845 45 45 ou faites votre demande directement depuis notre application pour smartphone (App Store et Google Play). En cas de signes d’alarme (céphalée brutale, déficit neurologique, fièvre élevée), composez le 144 sans délai.

Causes et physiopathologie

La migraine résulte d’une hyperexcitabilité neuronale avec une dépression corticale envahissante, suivie d’une inflammation des vaisseaux méningés et d’une libération de peptides comme le CGRP. Cette physiopathologie explique l’efficacité des traitements modernes ciblant le CGRP.

Facteurs déclenchants à identifier

  • Stress et phases de détente brutale (« migraine du week-end »).

  • Sommeil insuffisant ou excessif.

  • Règles et fluctuations hormonales.

  • Alcool (en particulier vins rouges), caféine.

  • Jeûne, hypoglycémie, déshydratation.

  • Aliments : chocolat, fromages affinés, glutamate, certains additifs.

  • Stimuli sensoriels : lumières clignotantes, odeurs fortes, bruit.

  • Variations climatiques, altitude.

Diagnostic de la migraine

Le diagnostic est clinique, basé sur les critères de l’IHS (International Headache Society). L’imagerie n’est utile qu’en cas d’atypie.

Méthodes de diagnostic

  • Anamnèse détaillée : caractéristiques des crises, fréquence, durée, signes associés, antécédents, facteurs déclenchants.

  • Examen neurologique normal entre les crises.

  • Agenda des migraines : outil clé pour objectiver la fréquence et les déclencheurs.

  • IRM cérébrale : indiquée seulement en cas de signes atypiques, de modification du profil habituel, d’examen neurologique anormal.

  • Pas de marqueur biologique spécifique de la migraine.

Diagnostics alternatifs

  • Céphalées de tension : douleur bilatérale en casque, non pulsatile, sans signes associés.

  • Algie vasculaire de la face : crises ultra-courtes, très douloureuses, péri-orbitaires, avec larmoiement.

  • Sinusite aiguë avec céphalée frontale.

  • Hémorragie méningée : céphalée brutale en coup de tonnerre.

  • Méningite, encéphalite.

  • Hypertension intracrânienne, tumeur cérébrale.

  • Maladie de Horton chez le sujet âgé.

  • Céphalées par abus médicamenteux.

Traitement de la migraine

Traitement de la crise

  • Antalgiques simples : paracétamol, AINS (ibuprofène, naproxène, kétoprofène) — à prendre dès le début de la crise.

  • Triptans (sumatriptan, zolmitriptan, rizatriptan, élétriptan, almotriptan, frovatriptan) : très efficaces dans la migraine, à prendre dès la phase céphalalgique. Contre-indiqués en cas de maladie cardiovasculaire.

  • Antiémétiques (métoclopramide, dompéridone) en cas de nausées importantes.

  • Gépants (rimégépant, ubrogépant) : nouvelle classe, alternative aux triptans.

  • Éviter les opioïdes (risque d’abus médicamenteux et de chronicisation).

Traitement de fond

Indiqué en cas de crises fréquentes (≥ 8 jours par mois) ou très invalidantes :

  • Bêta-bloquants (propranolol, métoprolol) : première intention.

  • Topiramate, amitriptyline, candésartan, flunarizine.

  • Anti-CGRP (érenumab, fremanezumab, galcanezumab, eptinezumab) : nouvelle génération de traitements injectables, très efficaces dans les formes sévères.

  • Toxine botulinique dans la migraine chronique.

  • Durée du traitement de fond : au moins 6 mois, à réévaluer ensuite.

Mesures associées

  • Repos au calme dans l’obscurité.

  • Identification et éviction des facteurs déclenchants.

  • Hygiène de vie : sommeil régulier, alimentation équilibrée, hydratation, activité physique modérée.

  • Techniques de relaxation, gestion du stress, méditation, biofeedback.

  • Thérapies cognitivo-comportementales en cas de migraine chronique.

Prévention de la migraine

  • Hygiène de vie régulière : horaires de sommeil et de repas stables.

  • Hydratation suffisante.

  • Activité physique régulière, modérée.

  • Gestion du stress.

  • Limitation des excitants (alcool, caféine, tabac).

  • Identification des aliments ou stimuli déclencheurs personnels.

  • Suivi d’un agenda des migraines.

  • Adaptation de la contraception en cas d’aggravation hormonale (à discuter avec le médecin).

  • Éviter l’abus médicamenteux (pas plus de 10-15 prises de traitement de crise par mois).

Complications possibles

La migraine peut évoluer vers une migraine chronique (≥ 15 jours de céphalées par mois pendant 3 mois). Les céphalées par abus médicamenteux sont une complication fréquente : la surconsommation d’antalgiques entretient et aggrave les crises. Le statut migraineux (crise > 72 heures) nécessite une prise en charge spécialisée. Plus rarement, l’infarctus migraineux peut survenir en cas de migraine avec aura prolongée. Sur le plan psychosocial, la migraine est responsable d’une altération majeure de la qualité de vie, d’absentéisme, d’anxiété et de dépression.

Quand contacter un médecin pour une migraine

Toute migraine invalidante ou résistante au traitement habituel mérite un avis médical :

  • En premier recours : contactez votre médecin traitant, qui pourra ajuster le traitement de crise ou introduire un traitement de fond.

  • Si votre médecin traitant est indisponible (soir, week-end, vacances), Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile. Appelez le 021 845 45 45 ou faites votre demande via notre application mobile, disponible gratuitement sur l’App Store et Google Play.

  • En cas de signes d’alarme (céphalée brutale en coup de tonnerre, déficit neurologique, fièvre élevée, raideur de la nuque, traumatisme crânien récent), composez sans délai le 144.

Conclusion : une maladie chronique qui se traite

La migraine est une affection neurologique fréquente et invalidante, qui ne doit pas être banalisée. Elle se caractérise par des crises de céphalées pulsatiles, souvent unilatérales, accompagnées de nausées, de photophobie et de phonophobie, qui peuvent entraîner des complications comme la migraine chronique, l’abus médicamenteux ou l’altération de la qualité de vie. Les traitements modernes — triptans, gépants, anti-CGRP, toxine botulinique — ont profondément amélioré la prise en charge. L’identification des facteurs déclenchants et une hygiène de vie régulière sont essentielles.

En cas de crise sévère ou de doute, sollicitez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci n’est pas disponible, Docadom met à votre disposition un médecin d’urgence à domicile 7 jours sur 7 : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application mobile (App Store, Google Play) pour demander une consultation en urgence.

Illustration de services médicaux à domicile