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Grippe : tout savoir sur les causes, symptômes et traitements

13 mars 2024
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Alexis Bikfalvi

Introduction

La grippe est une maladie infectieuse qui touche chaque année des millions de personnes dans le monde. Elle est causée par des virus qui se transmettent par voie respiratoire et qui provoquent des symptômes tels que la fièvre, la toux, les maux de tête, les courbatures et la fatigue. La grippe peut être bénigne ou sévère, selon le type de virus, l’état de santé et l’âge de la personne infectée. Dans certains cas, la grippe peut entraîner des complications graves, voire mortelles, comme une pneumonie, une septicémie ou un syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Dans cet article, nous allons vous expliquer ce qu’est la grippe, comment la reconnaître, comment la traiter et comment la prévenir. Nous allons également vous parler de la grippe saisonnière et de la vaccination contre la grippe. Vous trouverez des informations utiles et des conseils pratiques pour vous protéger et protéger vos proches de cette maladie.

Qu’est-ce que la grippe ?

Définition

La grippe est une infection virale qui affecte les voies respiratoires supérieures et inférieures. Elle se manifeste par une inflammation de la muqueuse nasale, de la gorge et des bronches. La grippe peut être causée par différents types de virus, qui appartiennent à la famille des orthomyxoviridés. Les plus courants sont les virus de type A, B et C. Le virus de type A est le plus dangereux, car il peut muter rapidement et provoquer des épidémies ou des pandémies. Le virus de type B est moins fréquent et moins sévère. Le virus de type C est le plus bénin et ne cause généralement pas de complications.

Les causes de la grippe

La grippe est causée par l’inhalation ou le contact avec des particules infectées par le virus. Ces particules peuvent être émises par une personne malade qui tousse, éternue ou parle. Elles peuvent aussi se trouver sur des surfaces ou des objets contaminés, comme des poignées de porte, des claviers ou des téléphones. Le virus pénètre ensuite dans l’organisme par les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux. Il se multiplie dans les cellules épithéliales des voies respiratoires et provoque une réaction inflammatoire. Le système immunitaire réagit en produisant des anticorps et des cellules tueuses, qui tentent de neutraliser le virus. Cependant, le virus peut échapper à la défense immunitaire en changeant de structure. C’est ce qu’on appelle l’antigénicité du virus. Il existe deux types de variations antigéniques : la mutation et le réassortiment.

La mutation est un changement aléatoire du matériel génétique du virus. Elle peut affecter les protéines de surface du virus, appelées hémagglutinine (H) et neuraminidase (N). Ces protéines sont responsables de l’attachement du virus aux cellules hôtes et de sa libération. Elles sont aussi reconnues par les anticorps. La mutation peut rendre le virus plus ou moins virulent, et plus ou moins résistant aux anticorps. C’est ce qu’on appelle le glissement antigénique. Il se produit fréquemment chez les virus de type A et B, et entraîne l’apparition de nouvelles souches du virus.Le réassortiment est un échange de segments du matériel génétique entre deux virus de type A. Il peut se produire lorsque deux virus de type A infectent la même cellule. Il peut donner naissance à un nouveau virus, qui possède des caractéristiques différentes des virus parents. C’est ce qu’on appelle le cassure antigénique. Il se produit rarement, mais il peut être à l’origine de pandémies, comme celle de la grippe espagnole de 1918, de la grippe asiatique de 1957, de la grippe de Hong Kong de 1968 ou de la grippe A (H1N1) de 2009.

La transmission de la maladie

La grippe se transmet principalement par voie respiratoire, par l’inhalation de gouttelettes infectées. Ces gouttelettes peuvent parcourir une distance d’environ 2 mètres et rester en suspension dans l’air pendant quelques minutes. Elles peuvent aussi se déposer sur des surfaces ou des objets, où le virus peut survivre pendant plusieurs heures. La grippe peut aussi se transmettre par contact direct ou indirect avec une personne malade ou avec ses sécrétions. Par exemple, en serrant la main, en embrassant, en partageant des couverts ou en touchant des mouchoirs usagés.

La période d’incubation de la grippe est de 1 à 4 jours. C’est le temps qui s’écoule entre le moment où la personne est infectée et le moment où elle présente les premiers symptômes. La période de contagiosité de la grippe est de 5 à 7 jours. C’est le temps pendant lequel la personne peut transmettre le virus à d’autres personnes. La période de contagiosité commence un jour avant l’apparition des symptômes et se termine lorsque les symptômes disparaissent. Chez les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées, la période de contagiosité peut être plus longue.

Les symptômes de la grippe

Symptômes courants

Les symptômes de la grippe sont généralement faciles à reconnaître, car ils apparaissent brusquement et sont assez intenses. Les symptômes courants de la grippe sont :

  • une fièvre élevée, entre 39°C et 40°C, accompagnée de frissons ;
  • une toux sèche et irritante, qui peut être douloureuse ;
  • un mal de gorge ;
  • des maux de tête ;
  • des douleurs musculaires et articulaires, qui peuvent être diffuses ou localisées ;
  • une fatigue intense, qui empêche souvent de se lever du lit ;
  • une perte d’appétit ;
  • une sensation de malaise général.

Les symptômes de la grippe durent en moyenne une semaine, mais ils peuvent persister plus longtemps chez certaines personnes, notamment les personnes âgées, les enfants et les personnes fragiles. La toux et la fatigue peuvent se prolonger pendant plusieurs semaines après la guérison.

Symptômes complexes

Dans certains cas, la grippe peut entraîner des symptômes plus complexes, qui nécessitent une consultation médicale urgente. Ces symptômes peuvent être le signe de complications graves, comme une pneumonie, une septicémie, une méningite ou une myocardite. Les symptômes complexes de la grippe sont :

  • une difficulté respiratoire, qui peut se traduire par un essoufflement, une respiration rapide ou sifflante, une cyanose (coloration bleutée de la peau et des muqueuses) ou une douleur thoracique ;
  • une confusion, qui peut se manifester par une désorientation, une somnolence, des troubles du langage, des hallucinations ou des convulsions ;
  • une déshydratation, qui peut se reconnaître par une soif intense, une sécheresse de la bouche, une diminution de la quantité et de la fréquence des urines, une peau sèche et froide, des yeux creux ou des lèvres gercées ;
  • une aggravation d’une maladie chronique, comme le diabète, l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale, l’asthme ou la BPCO ;
  • une apparition ou une augmentation d’un écoulement nasal, d’une douleur au niveau des sinus, d’une otalgie (douleur à l’oreille) ou d’une expectoration purulente (crachats jaunes ou verts) ;
  • une éruption cutanée, qui peut être rouge, violacée ou pétéchiale (petits points rouges ou noirs) ;
  • une douleur abdominale, des nausées, des vomissements ou une diarrhée, surtout chez les enfants.

Si vous présentez un ou plusieurs de ces symptômes, vous devez consulter un médecin sans tarder, car il peut s’agir d’une urgence vitale. Le médecin pourra vous prescrire des examens complémentaires, comme une radiographie des poumons, une analyse de sang ou un prélèvement nasal, pour confirmer le diagnostic de grippe et évaluer la gravité de votre état. Il pourra également vous orienter vers un service hospitalier adapté à votre situation.

Le diagnostic de la grippe

Quand consulter un médecin ?

La plupart des cas de grippe sont bénins et ne nécessitent pas de consultation médicale. Vous pouvez vous soigner à domicile en suivant les conseils de la section précédente. Cependant, il existe des situations où il est recommandé de consulter un médecin, soit pour confirmer le diagnostic de grippe, soit pour prévenir ou traiter des complications. Vous devez consulter un médecin si :

  • vous faites partie des personnes à risque de complications, comme les personnes âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les enfants de moins de 5 ans, les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, asthme, insuffisance cardiaque, etc.), les personnes immunodéprimées (VIH, cancer, greffe, etc.) ou les personnes obèses ;
  • vous présentez des symptômes complexes, comme une difficulté respiratoire, une confusion, une déshydratation, une aggravation d’une maladie chronique, une éruption cutanée ou des signes d’infection bactérienne (écoulement nasal, douleur aux sinus, otalgie, expectoration purulente) ;
  • vous avez été en contact étroit avec une personne atteinte de grippe aviaire ou porcine, ou avec un animal infecté ;
  • vous avez voyagé dans une zone où sévit une épidémie de grippe, notamment de grippe aviaire ou porcine ;
  • vous avez des doutes sur le diagnostic de grippe, ou vous souhaitez bénéficier d’un traitement antiviral.

Si vous consultez un médecin, vous devez lui signaler que vous avez des symptômes de grippe, et porter un masque chirurgical pour éviter de contaminer les autres personnes. Vous devez également respecter les gestes barrières, comme vous laver les mains, tousser dans votre coude, utiliser des mouchoirs à usage unique et éviter de toucher les objets communs.

Le diagnostic médical de la grippe

Le diagnostic médical de la grippe repose sur l’examen clinique et, éventuellement, sur des tests de laboratoire. Le médecin va vous interroger sur vos symptômes, leur date d’apparition, leur intensité et leur évolution. Il va également vous examiner, en particulier votre température, votre fréquence cardiaque, votre fréquence respiratoire, votre tension artérielle, votre saturation en oxygène, votre état d’hydratation, votre état de conscience, votre état général et votre auscultation pulmonaire. Le médecin va aussi rechercher des signes de complications, comme une pneumonie, une septicémie, une méningite ou une myocardite.

Le diagnostic clinique de la grippe est souvent suffisant, surtout en période d’épidémie, lorsque les symptômes sont typiques et que le patient n’a pas de facteur de risque. Dans ce cas, le médecin peut vous prescrire un traitement symptomatique et vous conseiller de rester à la maison jusqu’à votre guérison. Le diagnostic clinique de la grippe a une sensibilité de 79% et une spécificité de 65%, ce qui signifie qu’il peut y avoir des faux positifs (des personnes qui n’ont pas la grippe, mais qui sont diagnostiquées comme telles) et des faux négatifs (des personnes qui ont la grippe, mais qui ne sont pas diagnostiquées comme telles). Le diagnostic de laboratoire de la grippe est parfois nécessaire, notamment dans les situations suivantes:

  • le patient est hospitalisé ou a besoin d’une hospitalisation ;
  • le patient présente des symptômes complexes ou des complications graves ;
  • le patient fait partie des personnes à risque de complications ;
  • le patient a été en contact avec une personne ou un animal atteint de grippe aviaire ou porcine ;
  • le patient a voyagé dans une zone où sévit une épidémie de grippe, notamment de grippe aviaire ou porcine ;
  • le patient souhaite bénéficier d’un traitement antiviral ;
  • le médecin a des doutes sur le diagnostic de grippe, ou souhaite éliminer d’autres causes possibles de fièvre ;
  • le médecin souhaite participer à la surveillance épidémiologique de la grippe.

Le diagnostic de laboratoire de la grippe consiste à prélever un échantillon de sécrétions respiratoires, soit par un écouvillon nasal ou pharyngé, soit par un lavage nasal ou broncho-alvéolaire. L’échantillon est ensuite analysé par différentes méthodes, qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients :

  • les tests moléculaires, qui détectent le matériel génétique du virus, comme la réaction en chaîne par polymérase (PCR) ou les autres tests d’amplification des acides nucléiques. Ces tests sont les plus sensibles et les plus spécifiques, car ils peuvent identifier le type et le sous-type du virus, ainsi que sa résistance aux antiviraux. Ils peuvent être réalisés au point de soin, avec des résultats rapides, ou en laboratoire, avec des résultats plus longs ;
  • les tests antigéniques, qui détectent les protéines de surface du virus, comme l’hémagglutinine ou la neuraminidase. Ces tests sont moins sensibles et moins spécifiques que les tests moléculaires, car ils peuvent ne pas reconnaître certaines souches du virus, ou confondre le virus avec d’autres agents infectieux. Ils sont réalisés au point de soin, avec des résultats en quelques minutes ;
  • les tests sérologiques, qui détectent les anticorps produits par l’organisme en réponse au virus. Ces tests sont peu utiles pour le diagnostic de la grippe, car ils nécessitent deux prélèvements à 15 jours d’intervalle, et ne permettent pas de distinguer une infection récente d’une infection ancienne. Ils sont réalisés en laboratoire, avec des résultats en quelques jours.

Le choix du test de laboratoire dépend de la situation clinique, de la disponibilité des tests, du coût et du délai des résultats. En général, les tests moléculaires sont préférés aux tests antigéniques, car ils sont plus fiables et plus informatifs. Les tests sérologiques sont rarement utilisés, sauf pour des raisons de recherche ou de surveillance épidémiologique.

Les traitements de la grippe

Les traitements médicamenteux

Le traitement médicamenteux de la grippe vise à soulager les symptômes et à prévenir ou traiter les complications. Il existe deux types de médicaments : les antipyrétiques et les antiviraux.

Les antipyrétiques sont des médicaments qui font baisser la fièvre et qui réduisent les douleurs. Le paracétamol est le plus utilisé, car il est efficace et bien toléré. Il peut être pris par la plupart des personnes, y compris les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées. Il faut respecter la posologie indiquée sur la notice ou par le médecin, et ne pas dépasser 4 grammes par jour chez l’adulte et 60 mg par kilo chez l’enfant. L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, sont d’autres antipyrétiques possibles, mais ils présentent plus d’effets secondaires et de contre-indications. L’aspirine est déconseillée chez les enfants, car elle peut provoquer le syndrome de Reye, une maladie rare, mais grave qui affecte le foie et le cerveau. Les AINS sont déconseillés chez les personnes souffrant d’ulcère gastroduodénal, d’insuffisance rénale, d’asthme ou d’allergie à ces médicaments. Ils peuvent aussi masquer les symptômes de la grippe et favoriser les complications infectieuses.Les antiviraux sont des médicaments qui agissent directement sur le virus de la grippe, en empêchant sa multiplication ou sa libération. Ils peuvent réduire la durée et la sévérité des symptômes, ainsi que le risque de complications. Ils sont réservés aux personnes à risque de complications, aux personnes présentant une grippe grave ou aux personnes exposées au virus. Ils doivent être pris dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes, pour être efficaces. Il existe deux antiviraux disponibles en Suisse : l’oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza). L’oseltamivir se présente sous forme de gélules ou de poudre à diluer, et se prend par voie orale. Le zanamivir se présente sous forme de poudre à inhaler, et se prend par voie respiratoire. Ces antiviraux peuvent avoir des effets secondaires, comme des nausées, des vomissements, des maux de tête, des troubles digestifs ou des réactions allergiques. Ils peuvent aussi induire une résistance du virus, ce qui limite leur efficacité.

Remèdes naturels

En complément du traitement médicamenteux, il existe des remèdes naturels qui peuvent aider à soulager les symptômes de la grippe. Ces remèdes ne sont pas validés scientifiquement, mais ils sont basés sur l’expérience populaire ou la médecine traditionnelle. Ils ne doivent pas remplacer le traitement médical, ni retarder la consultation d’un médecin en cas de symptômes complexes ou de complications. Voici quelques exemples de remèdes naturels contre la grippe :

  • le miel, qui a des propriétés antibactériennes, antivirales et anti-inflammatoires. Il peut être consommé pur, ou mélangé à du lait chaud, du thé, du jus de citron ou du vinaigre de cidre. Il peut aussi être appliqué sur la gorge pour soulager le mal de gorge. Il faut éviter de donner du miel aux enfants de moins d’un an, à cause du risque de botulisme ;
  • le gingembre, qui a des propriétés antivirales, anti-inflammatoires et expectorantes. Il peut être consommé sous forme de tisane, en faisant infuser des morceaux de gingembre frais dans de l’eau bouillante, ou sous forme de sirop, en faisant bouillir du gingembre râpé dans de l’eau sucrée. Il peut aussi être ajouté aux plats ou aux jus de fruits. Il faut éviter de prendre du gingembre en cas de troubles de la coagulation, de calculs biliaires ou de grossesse ;
  • l’ail, qui a des propriétés antivirales, antibactériennes et immunostimulantes. Il peut être consommé cru, écrasé ou haché, ou cuit, en l’ajoutant aux plats. Il peut aussi être pris sous forme de gélules ou de teinture. Il faut éviter de prendre de l’ail en cas de troubles de la coagulation, d’ulcère gastroduodénal ou d’allergie à l’ail ;
  • l’échinacée, qui a des propriétés antivirales, immunostimulantes et anti-inflammatoires. Elle peut être consommée sous forme de tisane, en faisant infuser des fleurs ou des racines séchées dans de l’eau bouillante, ou sous forme de gouttes, de comprimés ou de capsules. Elle peut aussi être appliquée sur la peau, sous forme de crème ou de pommade. Il faut éviter de prendre de l’échinacée en cas de maladie auto-immune, de tuberculose, de leucémie, de sida ou d’allergie aux plantes de la famille des astéracées ;
  • le thym, qui a des propriétés antivirales, antibactériennes, expectorantes et antitussives. Il peut être consommé sous forme de tisane, en faisant infuser des feuilles séchées dans de l’eau bouillante, ou sous forme de sirop, en faisant bouillir du thym frais dans de l’eau sucrée. Il peut aussi être inhalé, en ajoutant quelques gouttes d’huile essentielle de thym dans de l’eau chaude, ou appliqué sur la poitrine, sous forme de baume ou de cataplasme. Il faut éviter de prendre du thym en cas de grossesse, d’allaitement, d’hypertension, d’hyperthyroïdie ou d’allergie au thym.

La durée de la maladie

La durée de la grippe varie selon les personnes et le type de virus. En général, les symptômes de la grippe durent environ une semaine, mais ils peuvent persister plus longtemps chez certaines personnes, notamment les personnes âgées, les enfants et les personnes fragiles. La toux et la fatigue peuvent se prolonger pendant plusieurs semaines après la guérison. La période de contagiosité de la grippe est de 5 à 7 jours. C’est le temps pendant lequel la personne peut transmettre le virus à d’autres personnes. La période de contagiosité commence un jour avant l’apparition des symptômes et se termine lorsque les symptômes disparaissent. Chez les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées, la période de contagiosité peut être plus longue .

La prévention de la grippe

La vaccination

La vaccination est le moyen le plus efficace de prévenir la grippe et ses complications. Le vaccin contre la grippe contient des fragments inactivés de virus influenza, qui stimulent la production d’anticorps par le système immunitaire. Ces anticorps permettent de reconnaître et de neutraliser le virus en cas d’infection. Le vaccin contre la grippe est sûr et bien toléré. Il peut provoquer des effets secondaires mineurs, comme une douleur, une rougeur ou un gonflement au point d’injection, ou une fièvre modérée. Les réactions allergiques graves sont très rares. Le vaccin contre la grippe ne peut pas donner la grippe, car il ne contient pas de virus vivant.

Le vaccin contre la grippe doit être renouvelé chaque année, car le virus de la grippe change fréquemment. La composition du vaccin est adaptée chaque année en fonction des souches du virus qui circulent. Le vaccin protège contre les souches les plus fréquentes et les plus dangereuses du virus. Il n’offre pas une protection à 100%, mais il réduit le risque de contracter la grippe, d’en faire une forme grave ou d’en mourir. Le vaccin contre la grippe est recommandé pour les personnes à risque de complications, comme les personnes âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes immunodéprimées, les personnes obèses ou les enfants de moins de 5 ans. Il est également recommandé pour les personnes en contact régulier avec les personnes à risque, comme les professionnels de santé, les aidants, les enseignants ou les personnels des établissements de soins ou médico-sociaux. Le vaccin contre la grippe est gratuit pour les personnes à risque et pour les personnes en contact avec elles.Le vaccin contre la grippe doit être administré avant le début de l’épidémie, de préférence entre octobre et décembre. Il faut compter environ 15 jours après la vaccination pour être protégé. Le vaccin contre la grippe peut être injecté par un médecin, un infirmier, un pharmacien, une sage-femme ou un masseur-kinésithérapeute. Il faut présenter son bon de prise en charge envoyé par l’Assurance maladie, ou son attestation de droits, ou sa carte vitale. Il faut également présenter son carnet de vaccination, ou son attestation de vaccination, ou son certificat de contre-indication.

Les gestes barrières

Les gestes barrières sont des mesures simples de prévention qui permettent de limiter la transmission des virus respiratoires, comme la grippe. Ces gestes barrières sont :

  • se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon, ou avec une solution hydroalcoolique ;
  • porter un masque chirurgical ou en tissu, qui couvre le nez et la bouche, lorsque l’on est malade ou lorsque l’on est en contact avec des personnes malades ;
  • tousser ou éternuer dans son coude, ou dans un mouchoir à usage unique, et le jeter immédiatement dans une poubelle fermée ;
  • éviter de se toucher les yeux, le nez ou la bouche, qui sont des portes d’entrée du virus ;
  • éviter les contacts étroits avec les personnes malades, comme les embrassades, les poignées de main ou le partage des objets personnels ;
  • aérer et renouveler l’air des locaux, en ouvrant les fenêtres au moins 10 minutes par jour ;
  • nettoyer et désinfecter les surfaces et les objets potentiellement contaminés, comme les poignées de porte, les claviers, les téléphones ou les jouets.

Les gestes barrières doivent être respectés par tout le monde, même par les personnes vaccinées, car le vaccin contre la grippe n’offre pas une protection totale. Ils doivent être respectés en permanence, surtout en période d’épidémie, et renforcés lorsque l’on présente des symptômes de grippe ou que l’on est en contact avec des personnes à risque. Les gestes barrières sont un complément indispensable à la vaccination, pour se protéger et protéger les autres de la grippe et du Covid-19.

Alimentation et hygiène de vie

Une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie peuvent contribuer à prévenir la grippe, en renforçant les défenses immunitaires de l’organisme. Il est conseillé de :

  • consommer des fruits et des légumes frais, qui sont riches en vitamines, en minéraux et en antioxydants ;
  • privilégier les aliments contenant de la vitamine C, comme les agrumes, les kiwis, les poivrons ou les brocolis ;
  • inclure des aliments contenant du zinc, comme les huîtres, les crustacés, les viandes, les œufs, les légumineuses ou les graines ;
  • boire suffisamment d’eau, au moins 1,5 litre par jour, pour éviter la déshydratation et favoriser l’élimination des toxines ;
  • éviter l’alcool, le tabac, le café et les aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés, qui peuvent affaiblir le système immunitaire ;
  • pratiquer une activité physique régulière, au moins 30 minutes par jour, pour stimuler la circulation sanguine et l’oxygénation des tissus ;
  • dormir suffisamment, au moins 7 à 8 heures par nuit, pour permettre au corps de se reposer et de se régénérer ;
  • gérer son stress, qui peut altérer le fonctionnement du système immunitaire, en pratiquant des techniques de relaxation, comme la respiration, la méditation ou le yoga.

Une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie ne remplacent pas la vaccination ni les gestes barrières, mais ils peuvent les compléter, pour se prémunir de la grippe et de ses complications.

Conclusion

La grippe est une maladie infectieuse qui peut toucher tout le monde, mais qui peut être plus grave chez les personnes à risque de complications. Elle se manifeste par des symptômes respiratoires, comme la fièvre, la toux, le mal de gorge ou la fatigue. Elle se transmet par voie aérienne ou par contact avec des personnes ou des objets contaminés. Elle peut être causée par différents types de virus, qui changent fréquemment et qui peuvent provoquer des épidémies ou des pandémies.

Le traitement de la grippe repose sur le soulagement des symptômes et la prévention des complications. Il existe des médicaments antipyrétiques, qui font baisser la fièvre et les douleurs, et des médicaments antiviraux, qui agissent sur le virus. Il existe aussi des remèdes naturels, qui peuvent aider à se sentir mieux. Le diagnostic de la grippe se fait par l’examen clinique et, parfois, par des tests de laboratoire. La durée de la maladie est d’environ une semaine, mais elle peut être plus longue chez certaines personnes. La prévention de la grippe passe par la vaccination, qui est le moyen le plus efficace de se protéger et de protéger les autres. Le vaccin contre la grippe doit être renouvelé chaque année, car le virus évolue. Il est recommandé pour les personnes à risque et pour les personnes en contact avec elles. La prévention de la grippe passe aussi par les gestes barrières, qui limitent la transmission du virus. Il s’agit de se laver les mains, de porter un masque, de tousser dans son coude, d’éviter les contacts étroits, d’aérer les locaux, de nettoyer les surfaces et les objets. La prévention de la grippe passe enfin par une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, qui renforcent les défenses immunitaires.La grippe est une maladie courante, mais qui peut être dangereuse. Il est important de la reconnaître, de la traiter et de la prévenir. Si vous avez des doutes ou des questions, n’hésitez pas à consulter un médecin ou un pharmacien. Prenez soin de vous et de vos proches.

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